GROSSESSE IMPREVUE

Je suis dans une situation bien difficile

Je suis dans une situation bien difficile. J’ai 30 ans et je viens de découvrir que j’étais enceinte. Je vivais depuis 5 ans avec mon ami mais nous avons décidé il y a quelques mois d’arrêter notre relation. Nous avons malgré tout continué à nous voir de temps en temps. Quand je lui ai annoncé ma grossesse, il était furieux. Il m’a reproché d’avoir fait exprès. Il ne veut pas de ce bébé et veut absolument que j’avorte. Comme j’ai déjà vécu une IVG plus jeune,  au départ je ne voulais pas renouveler cette douloureuse expérience. Je me sens seule, abandonnée. Je n’ai pas encore pris de rendez-vous chez le médecin : je n’y arrive pas. En même temps, je m’interroge : quel avenir pour cet enfant sans papa ? Je me sens coincée, je ne vois pas d’issue en dehors de l’ivg.

On n’a pas terminé nos études

J’ai 18 ans et mon ami en a 19. Je suis enceinte de 1 mois. J’ai beaucoup parlé avec mon ami : tantôt il veut bien et puis chaque fois qu’il voit ses parents, il n’en veut plus. Il ne sait plus où il en est et moi non plus. On n’a pas terminé nos études. Mes parents ne comprennent pas que j’ai envie de le garder. Pourtant j’aimerais bien le garder… mais sans argent comment faire ? J’en ai parlé à ma meilleure amie, elle me dit que j’en aurai plus tard, que c’est un mauvais moment à passer. J’ai peur, j’ai l’impression que personne ne me comprend, est-ce que je pourrai vraiment avoir un bébé plus tard ?  Raisonnablement, c’est vrai, c’est sans doute mieux de faire l’ivg..

Enceinte à 40 ans

Cette grossesse n’est pas programmée. J'ai déjà 2 filles de 10 ans et 6 ans. On a eu pas mal de problème financier avec mon mari. Après des années difficiles, ça commence à aller mieux. Moi quand j’ai fait le test de grossesse, après un temps de surprise, j’étais contente. Comme un signe que la vie continuait… après un temps de galère. Mon mari, lui, l’a très mal pris. Il a l’impression que le ciel lui tombe sur la tête alors qu’on commence à s’en sortir, d’autant qu’on se sent plus libre avec des enfants plus grands. Il dit que ce n’est pas bon pour un enfant d’avoir des parents trop âgés. Ensemble, on a regardé les choses en face : on s’est presque décidé pour l’ivg. C’est sans doute mieux. Sinon je ne pourrai pas continuer à travailler. Bien sûr ce n’est pas de gaîté de cœur…

Des enfants très rapprochés

Je suis un homme et je m’interroge sur une nouvelle grossesse pas du tout prévue. Nous avons deux enfants Arthur 2,5 ans et Aline 6 mois. Ma compagne vient de découvrir qu’elle était enceinte. Elle a eu du mal à reprendre une contraception régulière après la naissance de notre fille. Elle a appris hier qu'elle était de 3 semaines et nous nous posons des questions. Elle est très fatiguée étant de santé fragile et moi j’ai un travail très prenant et ne peux pas l’aider autant que je le voudrais. Je pense à l’ivg mais j’ai peur pour elle, car elle aime beaucoup les enfants. Moi je pense à l’équilibre de notre famille et au bonheur de tous.

Ce n’est pas l’homme de ma vie

J’ai 27 ans, un job qui me passionne. J’ai rencontré un garçon, sympa il y a quelques mois. Pas tout à fait mon genre. Je me suis dit, ce n’est pas le bon. Et puis, voilà au moment où je me disais, faut que j’arrête, je suis enceinte : choc ! Panique…. Non je ne peux pas le garder. Que va dire ma famille, et puis ce garçon, oh non je ne vais pas me le taper toute ma vie ! Alors moi qui désire tant avoir des enfants, moi qui avais des principes contre l’avortement, je me suis dit : pas possible. Il faut que j’avorte… Je me suis renseignée… Et puis, n’y tenant plus, j’ai appelé ma meilleure amie. J’ai beaucoup pleuré, elle m’a écoutée. On a beaucoup parlé. Elle m’a conseillé de prendre du recul, de rencontrer des personnes qui pourraient m’aider psychologiquement… Peu à peu, j’ai moins paniqué. D’abord ma mère après une réaction de surprise a dit qu’elle était avec moi. Et puis, j’ai compris que je devais me sentir libre : ce garçon, je n’étais pas obligé de vivre avec lui. Bien sûr, cela risque de ne pas être simple. Ce n’est pas ce que j’avais rêvé. Mais j’ai décidé de faire confiance. Depuis, je me sens mieux. C’est un garçon. Il va naître dans deux mois. Je lui parle, je lui dis que je l’aime, qu’on va se débrouiller. Merci d’être là pour me permettre de parler.

J’avais hâte que ça s’arrête

Quand j’appris que j’étais enceinte,  j’avais hâte que ça s’arrête car je venais de me séparer de mon compagnon. Je pensais qu’en n’étant plus enceinte, j'oublierais plus vite, à la fois mon copain et ce début de grossesse mais c'est beaucoup plus dur que je ne le pensais. Souvent j’y pense, je me sens triste, voir des femmes enceintes me fait mal. Heureusement, j’ai une famille et des amis qui m’aiment. Ils m’entourent et même si j’y pense encore, j’essaie d’oublier et de passer à autre chose. Mon rêve est de trouver l’homme de ma vie avec qui je pourrai avoir des enfants.

Maman s'est rendu compte de ma présence quand j'avais déjà 4 mois!

Maman s'est rendu compte de ma présence quand j'avais déjà 4 mois! Pour Papa, il était hors de question de me garder. Les trois aînées avaient plus de 15 ans, cela suffisait..... Etonnamment, Maman s'est battue pour me garder. Elle a refusé l'avortement que Papa lui poussait à faire pratiquer illégalement. J'écris étonnamment, car c'est hélas Maman qui ne soutint pas ma sœur aînée, enceinte et la poussa à avorter pour soi-disant protéger l'honneur de Papa.... ce que ma sœur fit et dont elle souffrit profondément (elle n'a d'ailleurs jamais eu d'enfant par la suite). Maman avait imaginé m'élever à l'étage de la maison, éloignée de papa..... Finalement, l'accouchement a tourné au cauchemar..... Prévue pour juillet 1972, je voulais venir dès mi juin..... Les médecins ont alors mis la dose pour stopper mes velléités d'arriver plus tôt.... Résultat, déjà doublement contrariée, je suis née par césarienne début août! Papa a alors changé d'attitude, s'est très inquiété de l'état de maman (qui avait fait une hémorragie) et s'est réjouie de ma venue. Papa nous a quitté à l'aube de mes 20 ans. Finalement c'est moi qui m'occupe le plus de maman qui vieillit difficilement et j'ai la joie d'avoir 4 enfants..

Enceinte à la suite d’un viol

A l’âge de 19 ans, je me suis retrouvée enceinte à la suite d’un viol. Mes parents ne voulaient pas que je garde l’enfant car cela ne collait pas avec le projet qu’ils avaient pour moi; cela faisait tache. Pour moi évidemment c’était dur mais cet enfant, j’ai senti que je devais le garder. Je pense que ce choix n’est pas étranger au fait que je suis une enfant adoptée et que je considère que la vie même vécue dans des conditions pas idéales (cela ne se passait pas super bien avec mes parents adoptifs), était tout de même précieuse. J’avais eu ma chance, je la devais à mon tour à cet enfant. A cet âge là je considérais de toute façon que la vie était un combat et que cela ne pouvait pas être pire que ce que je connaissais déjà. Avoir cet enfant ne me paraissait pas insurmontable. En faisant ce choix j’étais persuadée que je ne me marierais jamais. Qui voudrait de moi, avec cet enfant ?

La vie a fait que j’ai rencontré un garçon qui lui même vivait une grosse épreuve. Il est clair que nous ne nous serions jamais connus si tout avait été facile pour nous. Aujourd’hui, 12 ans plus tard je suis super heureuse, super heureuse du mari que j’ai, de ma vie avec mes enfants. Il est clair que ce n’est pas toujours évident avec notre aîné, qu’on a l’impression d’en faire plus pour lui que pour tous les autres réunis et que ce n’est jamais assez. Il a des blessures liées à son histoire. Mais je suis sûre qu’il fera de grandes choses. Je suis pleine d’espérance. Aujourd’hui quand je regarde ma vie, je me dis que je ne serais pas là où j’en suis si mon aîné n’était pas là . D’ailleurs je me dis cela aussi de mon petit dernier qui est arrivé à un moment où nous nous y attendions le moins. C’était à un moment où on était épuisé. Aujourd’hui il a 4 ans et nous ne pouvons pas imaginer notre vie sans eux ! Je me dis que là où on s’y attend le moins, là est le trésor

J'avais très peur de tout et des doutes

Quand j'ai su que j'étais enceinte, je n'arrivais pas à y croire bien que j'avais quelques craintes... J'en avais discuté quelques temps auparavant avec mon ami. Déjà je n'avais pas peur de lui annoncer et j'en avais même besoin ! Nous n'y avons pas cru, nous en avons même rigolé nerveusement. Puis il a fallu en discuter sérieusement, l'annoncer à nos parents... Au départ tout été clair pour moi... Je devais le garder même si j'avais très peur de tout et des doutes ! Mon ami pensait qu'il n'avait pas vraiment de décision à prendre puisque c'est moi qui prenais la décision finale (en ne pensant qu'à lui, il aurait plutôt souhaité un avortement ! mais il savait qu'il n'y avait pas que ca). Nos parents ont réagi complètement différemment... Les siens trouvaient qu'il était complètement irresponsable de le garder et les miens souhaitaient nous laisser prendre la décision (mon père étant contre l'avortement souhaitait qu'on le garde mais ne s'est pas trop exprimé !). Le doute s'est installé... Même pour moi qui ne voulais pas avorté mais je traversais énorme moment de doutes, que ce soit sur mes capacité à m'occuper de cet enfant ou à supporter cette période où finalement. La décision m'appartenait le plus !!! Nous avons fini par nous dire qu'on ne pouvait plus laisser trainer. Je savais que je serai malheureuse si j'avortais et que notre couple ne tiendrait pas... Cette période a été très dure pour nous deux mais je crois que nous en sommes ressorti beaucoup plus fort ! Finalement, nos parents respectif l'ont complètement accepté et sont de vrais grands-parents ! Notre fille à maintenant 5 mois et grâce à nos parents et à la crèche, nous arrivons à continuer nos études ! Nous sommes très heureux.