02/01/2006

A propos du non-lieu requis dans l’affaire Humbert

L’Alliance pour les Droits de la Vie «peut comprendre» la position du procureur de la République mais «s’en inquiète».

Pour l’Alliance pour les Droits de la Vie, l’affaire Humbert ne doit ni provoquer l’instrumentalisation de la justice par les partisans de l’euthanasie, ni induire sa dépénalisation rampante, notamment par voie jurisprudentielle.  C’est pourquoi, si l’Alliance pour les Droits de la Vie peut comprendre la réquisition par le procureur de la République d’un non-lieu général tant vis-à-vis de Madame Humbert que du docteur Chaussoy, elle s’en inquiète également.

La réquisition du procureur de la République permettra-t-elle d’enrayer l’exploitation de la mort de Vincent Humbert par le lobby de l’euthanasie ? C’est le souhait de l’Alliance pour les Droits de la Vie. Madame Humbert et le Docteur Chaussoy ont chacun, tour à tour, commis une faute en administrant la mort au jeune Vincent. En aucun cas la piqûre létale, et plus généralement l’administration délibérée de la mort ne sauraient être légitimées.

Si la position du procureur devait être interprétée comme une dépénalisation jurisprudentielle de l’euthanasie, elle aggraverait l’inquiétude des personnes très dépendantes et le préjudice qu’elles ont subi. Car beaucoup d’entre elles se sont senties remises en cause dans leur droit à l’existence par la mise en scène de la mort du jeune homme.

Pour l’Alliance pour les Droits de la Vie une autre issue était possible pour Vincent Humbert : celle d’un vrai projet de vie. Le personnel à son chevet a tenté en vain de le promouvoir ; il en a témoigné dans la presse, mais une partie de l’entourage du jeune homme y a fait obstacle. La mort de Vincent Humbert ne doit pas décourager tous ceux qui agissent auprès des personnes souffrantes accidentées et dépendantes en leur manifestant qu’elles n’ont rien perdu de leur dignité.

Alliance pour les Droits de la Vie - 27 juillet 2006



 

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