« Même rebaptisé, le clonage reste inacceptable »
En rendant public les conclusions de son rapport d’évaluation de la loi bioéthique, Pierre-Louis Fagniez confirme l’orientation générale vers le scientisme :
- il préconise, en matière de recherche sur l’embryon de passer d’un statut dérogatoire à un statut de droit commun ;
- il propose de renommer le clonage thérapeutique afin d’une part de cesser d’entretenir l’illusion de perspectives thérapeutiques à court ou moyen terme et d’autre part, de contrer les préventions du public face au clonage humain.
L’Alliance pour les Droits de la Vie conteste la modalité qui consiste en changeant le vocabulaire pour mieux avaliser l’inacceptable. Pour le Docteur Xavier Mirabel, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie, «c’est un tour de passe passe : si nous demandions qu’on arrête de prétendre ce clonage thérapeutique, ce n’est pas pour proposer une expression au public comme transfert de cellule somatique qui tente de dissimuler la création d’embryon humain à des seules fins de recherche. C’est pourquoi nous nous opposerons à ce que préconise dans ce domaine M. Fagniez. En son temps, le gouvernement Jospin, avait tenté la même opération avant que la presse ne le découvre et y renonce.
Une autre politique de recherche est possible, c’est celle qui se refuse à traiter l’embryon humain comme un rat de laboratoire. C’est pourquoi nous demandons de redonner à la recherche sur les cellules souches adultes les moyens que l’on détourne aujourd’hui pour la recherche sur les embryons au mépris de la dignité humaine.
Il ne faut pas s’étonner qu’en oscillant de la sorte certains chercheurs et leur relais politiques induisent la méfiance de l’opinion publique vis-à-vis de leurs errances. »
Alliance pour les Droits de la Vie - 27 juillet 2006
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