A l’occasion de l’affaire d’euthanasie de Saint-Astier, l’Alliance pour les Droits de la Vie tient à souligner le risque d’une dépénalisation rampante de la piqûre létale si une telle affaire se traduisait, en justice, par le non-lieu réclamé par les personnes mises en cause.
Pour son président, le docteur Xavier Mirabel, cancérologue et coordonnateur du collectif Vigilance Fin de vie ; « si la justice se défausse à nouveau, alors que l’administration des substances létales est ici clairement revendiqué, c’est le fragile édifice de la confiance entre soignants et soignés qui se trouverait anéanti.
La loi Leonetti sur la fin de vie comporte déjà certains risques : des réanimateurs découvrent que leurs équipes sont désormais tentées de baisser les bras dans certaines situations en cessant certaines procédures d’alimentation et d’hydratation qui sont en réalité des soins auxquels les patients ont toujours droit. Mais nous avons noté qu’elle visait à instaurer une « troisième voie », la réponse française qui refuse les dérives belges ou hollandaises.
Si cet équilibre est rompu, que ce soit par le législateur ou de façon plus pernicieuse par la justice nous descendrions dans la rue pour défendre le droit des malades à voir leur vie respectées dans la dignité jusqu’à son terme. »
Alliance pour les Droits de la Vie - 18 mai 2006
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