25/07/2007

Film "4 mois, 3 semaines et 2 jours"

Pour un droit à l’objection de conscience des parents

L’Alliance pour les Droits de la Vie prend acte des derniers développements concernant le film 4 mois, 3 semaines et 2 jours : son habilitation «tous publics» par la Commission de classification des films, l’annonce par le ministère de la Culture qu’il sera assorti d’un avertissement et l’annonce par le ministère de l’Education nationale que les DVD pédagogiques seront mis à disposition des collèges et des lycées.

ONG engagée dans la prévention de l’IVG et l’accompagnement des femmes ayant subi l’avortement (plusieurs milliers de contacts annuellement), l’Alliance pour les Droits de la Vie tient à alerter les parents des élèves concernés par une éventuelle diffusion dans les classes.

1- Le décalage entre la perception des prétendus spécialistes du cinéma et celle du ministre est regrettable. Les mineurs sont de moins en moins protégés contre les images violentes qui, pour les plus fragiles, se répercutent sur les comportements. C’est aux parents qu’il appartient de décider si leurs enfants mineurs peuvent être confrontés aux images crues d’un avortement. En aucun cas le prix de l’Education nationale et le revirement du ministre ne les dédouanent de protéger leurs enfants.

2- La séquence prolongée montrant un fœtus avorté, même s’il s’agit d’un faux, est peut-être susceptible d’alerter sur la réalité de l’avortement ; elle n’en demeure pas moins traumatisante pour de nombreux jeunes et notamment pour les jeunes filles qui auraient déjà vécu une IVG. D’autres façons de prévenir l’IVG ou d’accompagner celles qui l’ont ressentie comme un traumatisme nous paraissent préférables. Notre expérience montre que de nombreuses femmes gardent des souvenirs obsédants des images réelles ou virtuelles de l’avortement, et nous craignons de lourdes conséquences à les laisser seules devant ce type d’images, surtout pour les plus jeunes. 

3- En tout état de cause, l’Alliance pour les Droits de la Vie demande au ministre de l’Education nationale de faire valoir le droit à l’objection de conscience des parents d’élèves qui veulent éviter à leurs enfants une confrontation à des images violentes dans un domaine sensible et intime qui relève de la responsabilité parentale.

 

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