10/05/2007

Abolir les nouveaux esclavages

A l’occasion de la journée commémorant l’abolition de l’esclavage, l’Alliance pour les Droits de la Vie appelle l’attention des pouvoirs publics sur la prolifération des nouveaux esclavages qui restent à abolir.

Comment définir ces nouvelles instrumentalisations d’être humains ? Elles sont liées au primat du profit sur la dignité humaine et au triomphe du marché sans loi. A chaque fois, quelques-uns s'enrichissent en exploitant la misère des plus vulnérables. Ils traitent l'homme comme une bête de somme ou de laboratoire : travail forcé, traite domestique, réseaux de prostitution, trafics d’organe, instrumentalisation d'embryons...

Il faut mettre en lumière cet esclavage "moderne" parce qu’on le dissimule ou le justifie, allant jusqu'à en exiger la légalisation. On nie alors soit le dommage subi par ces nouveaux esclaves, soit leur humanité. Il y eut au XIXe siècle, pour contrer les abolitionnistes, la théorie de «l'aliénation volontaire» (l'esclave serait consentant) ou celle du «moindre mal» (l'esclave serait mieux soigné en captivité que s’il était libre). On retrouve aujourd’hui ces théories chez les promoteurs de la prostitution institutionnalisée. Quant à l’exploitation inédite de l’embryon, on la justifie par la nouvelle théorie du «bien commun» : un bien pour le plus grand nombre (l’espèce humaine) vaudrait le sacrifice de quelques-uns, désignés volontaires. Une sorte d’exception d’inhumanité terriblement injuste, que rien ne justifie.

L’Alliance pour les Droits de la Vie formule le souhait qu’en complément des célébrations d’une barbarie révolue, notre société s’engage à continuer à se libérer de toutes les autres formes d’esclavage.

 

<< Retour