L’Alliance pour les Droits de la Vie prend acte de l’intention de Nicolas Sarkozy de promouvoir une «politique de la vie» (Bordeaux – 1er mars 2007). Elle partage l’essentiel des préoccupations exprimées par le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle pour que l’amélioration des conditions de vie des personnes, notamment des plus vulnérables, soit une priorité politique et que l’écologie soit, non pas idéologique, mais au service de l’homme.
Toutefois, contrairement à ce qu’a affirmé Nicolas Sarkozy, le respect de la vie ne peut s’arrêter quand il y a souffrance. En réalité, il n’y a pas de fatalité à la souffrance dès lors qu’elle est correctement accompagnée et que tout est fait pour soulager et soutenir ceux qui souffrent. Laisser croire que la souffrance deviendrait le critère autorisant de mettre fin à la vie d’autrui est dangereux.
La souffrance doit être combattue et accompagnée par une politique de santé et de solidarité nationale. Mais il est très dangereux de laisser croire qu’elle fait s’effacer la dignité humaine et que la vie souffrante ne vaut pas la peine d’être vécue. Pour la seconde fois en quelques jours, Nicolas Sarkozy laisse entendre qu’il validerait l’euthanasie légale. Il entretient ici l’illusion d’une société purifiée de toute épreuve. Alors qu’il affirme que toute vie vaut la peine d’être vécue, sa posture sur la souffrance conduit à exclure les vies que l’on considérerait comme invivables.
Une telle régression du discours politique est d’autant plus lourde de conséquences qu’elle s’exprime dans une déclaration qui affirme promouvoir la vie.
Dans le cadre de la campagne présidentielle, l’Alliance pour les Droits de la Vie prendra une initiative d’envergure dans quelques semaines pour diffuser les mesures concrètes qu’elle préconise pour une véritable politique de la vie.
Alliance pour les Droits de la Vie-2 mars 2007
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