Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a cru bon de reprendre à son compte la revendication du Mouvement Français pour le Planning Familial de permettre la délivrance de l’avortement médicamenteux (RU 486) par les centres de planification, en incluant cette mesure dans le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale.
L’Alliance pour les Droits de la Vie, qui anime des services d’aide et d’écoute aux personnes confrontées à des grossesses imprévues ou difficiles, constate que l’auto-administration de l’avortement médicamenteux devant un médecin, suivi de l’attente de son effet à domicile, est un geste particulièrement difficile à vivre pour de nombreuses femmes. Elle souligne par ailleurs le risque d’hémorragies qui provoquent nombre d’hospitalisations.
Cette mesure imposée sans débat préalable cible les femmes les plus vulnérables, alors que l’avortement à domicile est justement déconseillé pour celles qui sont jeunes, seules ou particulièrement vulnérables. Cette mesure vient contredire l’expérience de la plupart des professionnels et des centres de planification. Partageant avec Roselyne Bachelot le constat du très grand nombre d’avortements en France, l’Alliance pour les Droits de la Vie demande le retrait de cette mesure dangereuse qui ne répond pas à la véritable détresse des femmes.
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