Loi Hôpital
L'Alliance pour les Droits de la Vie proteste contre le vote, au Sénat, d'une disposition ajoutant à la mission des sages-femmes la pratique de l'avortement médicamenteux. Inséré par amendement à la Commission des Affaires Sociales sans débat préalable, cet alinéa de l'article 22 bis est particulièrement menaçant pour une profession centrée sur la préparation, l'accompagnement et le suivi des naissances. Pourquoi, alors que la démographie des sages femmes est insuffisante, leur faire porter la diffusion d'un produit qui n'a rien d'anodin et qui n'entre pas dans l'essence de leur profession? Pourquoi ajouter de nouveaux prescripteurs d'avortements dans un pays confronté à un taux anormalement élevé de ces actes ?
L'Alliance pour les Droits de la Vie dénonce à cette occasion l'attitude de l'ordre des sages-femmes, non représentatif de l'avis de la profession, qu'il n'a pas voulu écouter. Il est aujourd'hui urgent que de nombreuses sages-femmes continuent de se mobiliser contre une disposition qui prétend régler sur leur dos un problème de société complexe, avec le risque que, clause de conscience ou pas, leur métier change radicalement d'orientation et soit dénaturé.
Rappel
En février 2009, Bérengère Poletti (député UMP des Ardennes) consciente de l'absence de consultation de la profession, avait retiré le même amendement. A cette occasion, l'Alliance pour les Droits de la Vie avait demandé un état des lieux des pratiques avant d'envisager toute évolution législative.
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