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		<title>Actualités du site ADV.org</title>
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		<description>Actualités du site de l'ADV</description>
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			<title>Actualités du site ADV.org</title>
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		<lastBuildDate>Thu, 02 Sep 2010 18:19:00 +0200</lastBuildDate>
		
		
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			<title>Bientôt la fin de l'anonymat des donneurs de gamètes ?</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/septembre009/article/bientot-la-fin-de-lanonymat-des-donneurs-de-gametes/</link>
			<description>Les faits : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a présenté lundi 31 août le calendrier de la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b>Les faits</b> : Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, a présenté lundi 31 août le calendrier de la révision de la loi de bioéthique. Elle devra être discutée au Parlement en novembre prochain. Dans le projet de révision, se trouve une nouveauté par rapport à la loi de 1994 : la levée conditionnelle de l’anonymat des donneurs de gamètes. Cette disposition donnerait la possibilité aux enfants nés de dons de gamètes (1300 par an environ) de connaître leur origine biologique, à leur majorité, et si le donneur l’accepte.</p>
<p class="bodytext"><br /><b>Les enjeux</b> : Un certain nombre de personnes, comme Arthur Kelmalvezen, <i>Né de spermatozoïde inconnu</i> (Presse de la Renaissance), revendiquent depuis plusieurs années l’accès à leurs origines biologiques pour des raisons psychologiques mais aussi sanitaires (cette levée d’anonymat permettrait de dépister des maladies liées à l’hérédité). Pour les partisans de la levée de l’anonymat, il est injuste de concevoir des êtres humains délibérément privés de toute information sur l’un ou l’autre de leurs parents biologiques. C’est depuis que certaines de ces personnes ont atteint leur majorité que leurs revendications sont médiatisées. Pour les opposants à ce droit, la levée de l’anonymat risquerait de fragiliser le lien entre les couples qui ont utilisé l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) et leurs enfants nés de dons de gamètes ou d’embryons. Cela pourrait également décourager les donneurs selon des praticiens de l’AMP.&nbsp; <br />Mais n’est-ce pas le don de gamètes qui induit intrinsèquement une confusion en matière de filiation ?</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/select_category/19/" title="Dépêches">Dépêches</a></category>
			
			
			<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 18:19:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Infanticides en série : un record poignant</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juillet007/article/nouvelle-affaire-de-neonatalicide-dans-un-village-du-douaisis/</link>
			<description>Les faits : huit cadavres de nouveaux-nés ont été découverts avant-hier dans deux jardins d’un...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b>Les faits</b> : huit cadavres de nouveaux-nés ont été découverts avant-hier dans deux jardins d’un petit village de Villers-au-Tertre (Douaisis). Lors de sa garde à vue, Dominique Cottrez, 47 ans, aide-soignante, mère de deux filles, a reconnu avoir étouffé les bébés, à l’insu de son mari. Ces infanticides se sont déroulés entre 1989 et 2007. Selon le procureur de Douai, Dominique Cottrez était « […] bien consciente d’être enceinte ». Son degré de responsabilité pénale devra être établi ultérieurement. Ce fait divers poignant rappelle le sinistre précédent des nouveau-nés congelés de l’affaire Courjeault, en 2006. </p>
<p class="bodytext"><br /><b>Les enjeux</b> : beaucoup de questions se posent devant un tel drame : d’abord, à chaque fois qu’un tel acte est commis, le père ou le conjoint semble incapable de déceler la tragédie qui se prépare «&nbsp; sous ses yeux ». Ces actes sont commis par des couples ou des femmes parfaitement intégrés dans leur voisinage, et personne ne peut soupçonner ce qui se passe. Bien sûr, la presse s’empare de ce genre d’affaire et&nbsp; ressort les vieux dossiers équivalents, pour faire des comparaisons les plus morbides possibles. <br />Bien sûr, ce drame va faire réfléchir sur le déni de grossesse ou la toute-puissance maternelle. On note que la répulsion de la société face à l’infanticide néonatal demeure&nbsp; consensuel. Sauf peut-être en cas de handicap. Sur certains sujets touchant au respect de la vie commençante, les avis sont plus partagés …</p>
<p class="bodytext">&nbsp;</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/septembre009/select_category/19/" title="Dépêches">Dépêches</a></category>
			
			
			<pubDate>Fri, 30 Jul 2010 15:49:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Mères-porteuses : diplomatie bioéthique</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juillet007/article/meres-porteuses-diplomatie-bioethique/</link>
			<description>Les consulats de huit pays de l’Union Européenne se sont concertés pour lutter contre le marché des...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><b>Les consulats de huit pays de l’Union Européenne se sont concertés pour lutter contre le marché des mères porteuses qui sévit en Inde. Prémisses d’une défense européenne… bioéthique ? </b></p>
<p class="bodytext">L’affaire est révélée par The Times of India. Les consulats de Belgique, de France, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, de Pologne, d’Espagne et de République Tchèque ont demandé par lettre à une dizaine de cliniques de procréation de Bombay de réorienter leurs ressortissants en quête de mères porteuses vers les autorités de leurs pays respectifs.</p>
<p class="bodytext">&nbsp;<br />L’Inde est une destination prisée des Européens désireux de contourner les interdits légaux en matière de procréation artificielle. On estime à près de 30 000 dollars la rémunération d’une mère porteuse indienne, un tarif trois fois inférieur à celui pratiqué aux Etats-Unis. Jusqu’ici, les Etats semblaient impuissants devant le « tourisme procréatif » de leurs ressortissants. Au risque d’être mis, à leur retour, devant le fait accompli.</p>
<p class="bodytext"><br />Avec leurs jumelles mises au monde légalement aux Etats-Unis d’une mère porteuse, les époux Menesson ont ainsi importé en France le débat de société. Ils se battent pour faire reconnaître un lien de filiation ; et la Justice hexagonale a dû trouver en mars un accommodement pour concilier l’interdiction de la « gestation pour autrui » avec l’intérêt des petites filles. Sur un thème connexe, la Cour de cassation vient de reconnaître à une Française homosexuelle le statut de parent adoptif de l’enfant qu’a mis au monde sa compagne, toujours aux Etats-Unis. Quant aux Françaises – souvent homosexuelles – qui reviennent de Belgique enceintes de bébés Thalys, du nom du train international qu’elles empruntent, notre protection sociale les finance, dès le suivi de la grossesse… Ces bébés ont pourtant été conçus dans des cliniques spécialisées bruxelloises par insémination artificielle, une pratique illégale en France pour les célibataires. Notre système de santé assume jusqu’aux drames du tourisme procréatif : en septembre 2007, on apprenait qu’une Française de 44 ans était dans le coma depuis trois mois au CHU d’Angers après avoir accouché de triplés, à environ 6 mois de grossesse. Sa fécondation in vitro avait été obtenue en Grèce, au-delà de l’âge qui permet son remboursement en France. Un an plus tard, c’est une femme de 59 ans, largement ménopausée, qui revenait accoucher en France, par césarienne, de triplés. Le don d’ovocyte obtenu au Vietnam est réservé par la loi de bioéthique française aux femmes « en âge de procréer ».</p>
<p class="bodytext"><br />A propos des mères porteuses, le Conseil d’Etat a certes estimé que la France n’avait pas à « s’aligner sur le moins-disant éthique ». Mais avec la liberté de circulation des personnes, qui peut empêcher les citoyens d’un pays de déjouer à l’étranger les dispositions votées au nom de l’intérêt des enfants et de la dignité des femmes ? Le tourisme procréatif est même un argument choc pour les promoteurs de la légalisation des nouvelles transgressions : il privilégierait les riches, seuls capables de s’offrir les voyages et les prestations à l’étranger. Selon un groupe de travail du Sénat, mieux vaudrait encadrer « à la française » ces modes de procréation, pour éviter les dérives mercantiles anglo-saxonnes.</p>
<p class="bodytext"><br />La disparité des lois des divers pays d’Europe ajoute à la confusion : les jeunes Européennes en quête d’argent de poche peuvent vendre leurs ovocytes en Espagne et le don de sperme est rémunéré dans plusieurs pays de l’Union Européenne où les banques commerciales de gamètes font florès.</p>
<p class="bodytext"><br />La réaction collective qui s’amorce en Inde serait liée au scandale provoqué par un ressortissant israélien homosexuel. Dan Goldberg a mis trois mois, preuve biologique à l’appui – et scandale médiatique à la clé – pour obtenir des passeports pour ses jumeaux nés d’une mère porteuse en Inde. The Times of India, signale qu’un Français de 44 ans, lui-aussi homosexuel, séjourne actuellement en Inde avec ses jumeaux, dans l’attente des papiers lui permettant de les ramener en France.</p>
<p class="bodytext"><br />Le tourisme sexuel est désormais réprimé sur le plan international, quand ce sont des enfants qui en sont victimes. L’éthique de l’adoption internationale est aussi, depuis longtemps, un sujet diplomatique sensible. Au tour de la bioéthique ?</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juillet007/select_category/12/" title="Revue de presse">Revue de presse</a></category>
			
			
			<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 11:25:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Roselyne Bachelot : ministre et militante</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juillet007/article/roselyne-bachelot-ministre-et-militante/</link>
			<description>Deux interventions de l’actuel ministre de la Santé au Parlement ont confirmé son militantisme...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Deux interventions de l’actuel ministre de la Santé au Parlement ont confirmé son militantisme pro-avortement. À l’heure des bilans, son palmarès en ce domaine est édifiant.</p>
<p class="bodytext"><br />Le discours de Rose­lyne Bachelot au Sénat, lors du débat du 15 juin organisé à l’initiative de sa délégation aux droits des femmes, a commencé par une profession de foi&#8201; : « &#8239;Très tôt dans mon histoire, comme dans mon parcours de femme politique, je me suis investie […] en faveur de la cause des femmes.&#8239; » Et de reprendre à son compte le fameux « &#8239;droit des femmes à disposer librement de leur corps&#8239; ». Alors que de nombreuses voix s’élèvent désormais pour estimer qu’il y a trop d’avortements en France, les propos ministériels assument l’idéologie du Mouvement français pour le Planning familial.</p>
<p class="bodytext">Verbatim&#8201; : « &#8239;L’avortement est aujourd’hui intégré dans une offre de soin globale, même si, il faut le reconnaître, il est encore, malheureusement, entaché d’une connotation négative. On le présente souvent comme un ‘mal nécessaire’ et je dois dire que je ne m’associe pas à cette vision dédaigneuse et culpabilisante.&#8239; »</p>
<p class="bodytext">Roselyne Bachelot consi­dère d’ailleurs que la loi du 4 juillet 2001, votée par la gauche, a « &#8239;utilement modernisé la loi Veil&#8239; » et elle insiste&#8201; : « &#8239;Je refuse tout discours culpabilisant, celui qui consiste à considérer nécessairement l’avortement comme le symptôme d’un échec&#8239; ». Et c’est un vocabulaire explicite qu’elle revendique&#8201; : « &#8239;J’utilise volontairement le mot ‘avortement’, car c’est celui qui a fondé notre combat, même si je sais qu’il est de bon ton de parler d’IVG. Moi, j’ose le mot ‘avortement’. » Alors que le lobby féministe tente d’accréditer l’idée selon laquelle avorter relève d’un « &#8239;parcours du combattant&#8239; », Roselyne Bachelot se veut rassurante&#8201; : « &#8239;Nous avons une bonne offre d’IVG, les femmes ont accès à ce droit fondamen­tal.&#8239; » Les statistiques de l’avortement le prouvent effectivement. Le ministre se félicite d’avoir « &#8239;décidé d’augmenter les forfaits IVG à hauteur du coût réel, soit une augmentation de près de 50% en moyenne&#8239; ». Roselyne Bachelot rappelle aussi qu’elle a « &#8239;multiplié les structures autorisées à pratiquer les actes médicamenteux&#8239; ». Effectivement elle a fait in­clure les centres de santé et de planification familiale parmi les prescripteurs de la pilule abortive RU486. Pour légitimer sa politique, Roselyne Bachelot affirme que « &#8239;les grossesses non désirées sont avant tout une source de souffrances psychologique pour les femmes&#8239; » et que « &#8239;l’avortement est un outil qui permet à celles qui y recourent de répondre en partie à cette souffrance, même s’il ne résout pas, bien sûr, tous les problèmes&#8239; ».</p>
<p class="bodytext">La séance de l’Assemblée nationale du jeudi 24 juin est de la même veine, même s’il s’agit de répondre à une question ayant trait à l’offre d’avortement en Ile-de-France, alors qu’une restructuration de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris a conduit à rassembler la pratique de l’IVG dans certains établissements. Là aussi, Mme Bachelot milite&#8201; : « &#8239;Vous savez que c’est un des combats de ma vie de maintenir et de développer ce droit fondamental des femmes&#8239; » avant de se faire menaçante et plus précise&#8201; : « &#8239;J’ai demandé expressément aux Directeurs généraux des agences de santé [ndlr : il s’agit de sortes de préfets sanitaires régionaux récemment créés] de considérer que c’est l’une des actions prioritaires à mener pour améliorer la qualité de l’offre de soins. Ils auront évidemment des comptes extrêmement précis à me rendre sur ce sujet. Je veille personnellement à ce qu’il en soit ainsi, car le premier hôpital français se doit bien sûr d’être exemplaire en la matière.&#8239; » Il faut entendre que l’offre d’avortement, voire le nombre d’avortements, serait un critère majeur de santé publique. Pour ceux qui constatent les dégâts causés par l’avortement dans la vie des femmes et des couples et les souffrances sociales qu’il induit, de tels discours restent affligeants, même s’ils sont constants chez Roselyne Bachelot.</p>
<p class="bodytext">Elle est présentée comme sur le départ et les politiques choisissent ces moments pour dire le fond de leur pensée. Paradoxalement, son exercice ministériel aura à la fois accompagné la fuite en avant vers l’avortement, et résisté aux pressions euthanasiques. Que nous réserve-t-elle pour la loi de bioéthique ?</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juillet007/select_category/12/" title="Revue de presse">Revue de presse</a></category>
			
			
			<pubDate>Fri, 09 Jul 2010 16:52:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Procréation : Maîtres du temps ?</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juillet007/article/procreation-maitres-du-temps/</link>
			<description>Fabienne Justel ne pourra pas récupérer le sperme congelé de son mari défunt. La Cour d’Appel de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Fabienne Justel ne pourra pas récupérer le sperme congelé de son mari défunt. La Cour d’Appel de Rennes a tranché mardi 22 juin.<br /><br />Dominique Justel est mort d’un cancer en septembre 2008. Depuis, sa veuve tente en vain de réaliser son rêve&#8201; : en concevoir un enfant. C’est techniquement possible, car l’homme avait fait stocker son sperme alors que, malade, il allait subir un traitement stérilisant. Mais la conception post mortem est illégale dans l’Hexagone. Madame Justel comptait donc exporter la semence conjugale à l’étranger, là où les règles bioéthiques sont plus laxistes. Mais la loi française, rappelée par les magistrats, est formelle&#8201; : en cas de décès d’un des membres du couple, il est mis fin à la conservation des gamètes.</p>
<p class="bodytext">Concevoir un enfant a longtemps nécessité deux parents vivants. C’est la congé­lation des gamètes qui a contourné cette contrainte. Elle a ajouté à la dissociation entre conception et relation sexuelle qui fonde la procréation artificielle une rupture majeure dans l’histoire de l’engendrement&#8201; : l’affranchir du temps. Il est devenu possible d’être conçu d’un parent mort depuis des années.</p>
<p class="bodytext">Une autre congélation, celle des embryons, a induit une autre transgression&#8201; : c’est la vie même d’un être humain qu’on peut figer, à l’image de l’Hibernatus du film éponyme - avec Louis de Funès - ou du couple mythique décrit par Barjavel dans La nuit des temps. D’ailleurs, l’un des points en débat pour la prochaine révision des lois de bioéthique est le « &#8239;transfert post mortem&#8239; » des embryons, c’est-à-dire après la mort du père.</p>
<p class="bodytext">Puisque nous existons plus certainement depuis la conception que depuis la naissance, nous côtoyons déjà des personnes qui ont plus d’années de vie que leur âge officiel. Et le système du don anonyme de gamètes permet déjà, en France, la conception d’enfants d’un père biologique éventuellement décédé.</p>
<p class="bodytext">Serions-nous devenus maîtres du temps&#8201; ? La secte Raël a promis l’immortalité en imaginant qu’on pourra transférer sur un clone les données du cerveau d’une personne vieillissante - c’est même le scénario d’un autre film&#8201; : À l’aube du 6e jour, avec Ar­nold Schwar­zenegger. Des scientifiques qui s’évertuent à repousser les limites qu’on croyait absolues ne cachent pas un mobile prométhéen. Fabienne Justel tente plutôt de conjurer le sort, de façon désespérée.</p>
<p class="bodytext">Près de deux ans après son veuvage, elle n’a visiblement pas fait le deuil de son mari, ni de leur projet commun d’enfant. Au risque de s’interdire des projets plus responsables. Il faut comprendre la difficulté qu’ont les personnes endeuillées à consentir au réel. Mais un refus obsessionnel de ce qui est advenu entrave leur capacité de vivre.</p>
<p class="bodytext">En matière de procréation, certaines prouesses techniques entretiennent donc de folles tentations. Ne pourrait-on braver les trois limites inhérentes à la condition humaine&#8201; : le corps, le temps et la mort&#8201; ? Y consentir nous impose au contraire de faire le deuil, jour après jour, de multiples réalités. Le temps, surtout, reste une créature avec laquelle tout homme doit apprendre à composer. Personne ne peut revenir en arrière. Vivre dans le présent et préparer le futur nécessite d’admettre que le passé est révolu. Faute de quoi l’on se perd dans des blocages stériles.</p>
<p class="bodytext">Si l’on cédait à la revendication de Fabienne Justel on porterait même atteinte aux droits de l’homme. Sa peine semble en effet l’empêcher de voir que tout être humain a besoin de s’inscrire dans le temps naturel de la vie, en étant conçu de deux parents vivants. Simple question de bon sens&#8201; ?</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juillet007/select_category/12/" title="Revue de presse">Revue de presse</a></category>
			
			
			<pubDate>Thu, 01 Jul 2010 18:01:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Refus de l’insémination post mortem : une décision juste dans l'intérêt de l'enfant</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juin006/article/refus-de-linsemination-post-mortem-une-decision-juste-dans-linteret-de-lenfant/</link>
			<description>L'Alliance pour les Droits de la Vie salue une décision juste, prise dans l'intérêt de l'enfant,...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext"><i>L'Alliance pour les Droits de la Vie</i> salue une <b>décision juste, prise dans l'intérêt de l'enfant,</b> dans la décision de la cour d'appel de Rennes de rejeter la demande de Fabienne Justel de récupérer le sperme congelé de son mari décédé pour pouvoir se faire inséminer à l'étranger.<br />&nbsp;<br />Pour Tugdual Derville, Délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie : « Derrière la peine respectable et émouvante d’une femme qui veut absolument concevoir un enfant de son mari défunt, se révèle un douloureux blocage psychologique, <b>un</b> <b>refus de faire son deuil</b>. Ce ne serait pas aider cette femme que de céder à sa demande. Par ailleurs, concevoir un orphelin de père n'est pas conforme aux droits de l'enfant. Tout être humain a besoin de s’inscrire dans le temps naturel de la vie, en étant conçu de deux parents vivants. »</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juillet007/select_category/11/" title="Communiqué">Communiqué</a></category>
			
			
			<pubDate>Tue, 22 Jun 2010 18:03:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Procréation : dégâts collatéraux</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juin006/article/procreation-degats-collateraux/</link>
			<description>Longtemps ignorés, ou dissimulés, les risques sanitaires pour les enfants nés des techniques...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Longtemps ignorés, ou dissimulés, les risques sanitaires pour les enfants nés des techniques d’assistance médicale à la procréation ou AMP se confirment.<br /><br />D’après une vaste étude qui vient d’être rendue publique à la conférence européenne sur la génétique humaine de Göteborg, en Suède, les malformations congénitales majeures sont deux fois plus élevées pour les enfants issus d’AMP qu’après une procréation naturelle (4,24% contre 2 à 3%). C’est le grand paradoxe de ce que d’aucuns ont nommé notre « acharnement procréatif » que d’être à l’origine de nombreux cas de handicap. Dans les milieux autorisés, ce sujet est depuis longtemps un secret de polichinelle. Mais le voile commence à peine à être levé publiquement. On savait déjà que l’AMP, cause de nombreuses grossesses multiples, entraînait logiquement un grand nombre de naissance prématurées, avec les risques de séquelles inhérentes à la grande prématurité. On avait aussi pu souligner combien certaines techniques artificielles d’AMP avaient fini par rendre l’infertilité héréditaire, en transmettant à des enfants les gènes déficients de parents incapables d’engendrer naturellement. Ce qu’on reconnaît désormais également, c’est que les techniques artificielles en elles-mêmes, sont pourvoyeuses de handicap. D’où la conclusion de l’auteur de l’étude, le Dr Géraldine Viot, de l’hôpital de Port-Royal&#8201; : les candidats à l’AMP « devraient être informés des risques qu’elle implique ». Quels risques&#8201; ? Essentiellement des « malformations cardiaques, ou du système urogénital », précise le docteur Viot. Surtout chez les garçons. Sans compter d’autres effets bénins comme une proportion d’angiomes cutanés cinq fois plus importante que pour les procréations naturelles. Les spécialistes envisagent de multiples causes pour ces problèmes&#8201; : la fécondation in vitro est réalisée dans un bain de culture qui n’imite qu’imparfaitement le milieu naturel&#8201; ; les stimulations ovariennes, en forçant la nature, peuvent aboutir à des ovocytes de moindre qualité&#8201; ; de même la technique très répandue de l’injection d’un seul spermatozoïde court-circuite la compétition naturelle à laquelle se livrent les gamètes masculins dans une relation sexuelle normale&#8201; ; la congélation des gamètes peut également avoir un impact sur leur santé&#8201; ; on sait d’ailleurs que de nombreux embryons ne survivent pas au processus congélation-décongélation&#8201; ; enfin, le transfert embryonnaire vers la paroi utérine pourrait également porter atteinte à leur intégrité. Force est de constater qu’on prend des risques en concevant des enfants à tout prix. Contrairement aux techniques médicales qu’on teste sur les animaux avant de les appliquer à l’homme, certaines modalités de l’AMP se sont même passées de ce type de précaution… C’est le cas pour l’ICSI (la technique d’injection d’un seul spermatozoïde).</p>
<p class="bodytext">Alors que la société est de plus en plus exigeante en matière de surveillance des grossesses, l’Assistance médicale à la procréation semble exonérée de la prudence. Mais le mot qui revient le plus dans la bouche des experts à la révélation de l’étude qui porte sur 15 000 naissances dans 33 hôpitaux entre 2003 et 2007 est « rassurant ». Ses résultats seraient en effet moins alarmistes que ceux, plus confidentiels, qu’on se passait sous le manteau, mais dont la presse n’avait pas eu à se faire l’écho.</p>
<p class="bodytext">Pourtant, outre les séquelles physiologiques liées à l’AMP, son impact psychologique reste peu étudié. Quelques professionnels ont noté des syndromes du survivant chez ceux qui ont été congelés après leur conception ou triés au milieu de frères et sœurs, et dont la naissance traduit l’aboutissement d’un tel parcours du combattant que leurs propres parents ont tendance à les traiter en « surhommes ». Mais les parents ne sont pas obligés de révéler à leur enfant le mode de procréation qui est à son origine, même quand ils ont fait appel à des gamètes, voire à un embryon issu d’autres personnes. La mesure de l’impact psychique de la procréation artificielle n’est pas encore d’actualité. </p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juin006/select_category/12/" title="Revue de presse">Revue de presse</a></category>
			
			
			<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 18:00:00 +0200</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Confirmation de la loi anti Perruche par le Conseil constitutionnel : l’Alliance pour les Droits de la Vie soulagée</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juin006/article/confirmation-de-la-loi-anti-perruche-par-le-conseil-constitutionnel-lalliance-pour-les-droits-de/</link>
			<description>L’Alliance pour les Droits de la Vie se félicite de la confirmation ce matin, par le Conseil...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">L’Alliance pour les Droits de la Vie se félicite de la confirmation ce matin, par le Conseil constitutionnel, de la loi du 4 mars 2002 annulant la jurisprudence Perruche. Certes, le caractère non rétro actif des lois nécessite de traiter spécifiquement les affaires qui ont commencé avant sa promulgation. Mais, pour le docteur Xavier Mirabel, président de&nbsp;l’Alliance pour les Droits de la Vie : « Nous sommes aujourd’hui soulagés, après avoir éprouvé de vives inquiétudes en voyant resurgir des signes très négatifs pour les personnes handicapées et leurs familles. A chaque fois qu’une décision de justice affirme qu’une personne subit un préjudice parce qu’elle est vivante et n’a pas été supprimée avant la naissance, nous souffrons avec toutes les personnes handicapées et leurs familles d’un sentiment d’exclusion. Il n’y a pas pire que d’être indésirable dans une société. Les personnes handicapées et leurs familles ont besoin d’être accueillies et soutenues par la solidarité nationale et nous nous réjouissons que la décision du Conseil constitutionnel reconnaisse tout ce que la loi anti Perruche a acté en ce sens. La société doit poursuivre ses efforts pour faciliter l’accueil des personnes handicapées, dont les familles connaissent parfois des situations de détresse économique ou sociale. » Père d’une jeune fille trisomique, le président de l’Alliance pour les Droits de la Vie, qui compte parmi ses membres de plus en plus de personnes handicapées concernées par ce débat, le docteur Xavier Mirabel s’est exprimé en avril 2009 devant la Mission d’information parlementaire de révision de la loi de bioéthique contre la menace d’un nouvel eugénisme.</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juin006/select_category/11/" title="Communiqué">Communiqué</a></category>
			
			
			<pubDate>Fri, 11 Jun 2010 11:49:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Près de 4500 participants aux soirées de la Tournée bioéthique 2010 de l’Alliance pour les Droits de la Vie, entre le 17 mai et le 2 juin, dans neuf grandes villes de France</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/juin006/article/pres-de-4500-participants-aux-soirees-de-la-tournee-bioethique-2010-de-lalliance-pour-les-droits-de/</link>
			<description>De Bordeaux à Paris, en passant par Marseille, Toulon, Nice, Reims, Nancy, Rouen et Dijon, la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Les experts et grands témoins présents ont abordé tour à tour les sujets suivants :<br />-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La maternité tourmentée ?<br />-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La procréation, entre progrès et transgressions<br />-&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A la recherche de nouvelles réponses. </p>
<p class="bodytext">Parmi ces nouvelles réponses, l’Alliance pour les Droits de la Vie propose et lance ‘Je suis enceinte’, un guide qui répertorie l’ensemble des aides publiques aux femmes enceintes (voir sur <a href="jesuisenceinte/" >http://www.adv.org/jesuisenceinte/</a>.)&nbsp; « Nous souhaitons que l’alternative à l’avortement, quand la grossesse est déjà là, soit vraiment possible. C’est pourquoi nous publions ces aides, dont l’information est aujourd’hui trop dispersée et trop peu accessible aux femmes et à ceux qui les aident. Pour elles, connaître les ressources matérielles auxquelles elles ont droit peut parfois permettre d’éviter le recours à l’IVG » précise Caroline Roux, secrétaire générale de l’Alliance pour les Droits de la Vie. Chacun des participants a reçu un exemplaire de ce guide. L’Alliance lance également à l’occasion de la Tournée un ‘Appel aux élus’ pour que ces aides soient réintégrées dans le livret remis aux femmes qui consultent en vue de l’IVG. Elles avaient en effet brusquement disparu du livret en 2001. </p>
<p class="bodytext">Les soirées de la Tournée se sont déroulées dans le calme et le ton d’ouverture au dialogue souhaité par les organisateurs, même si dans deux cas, il a fallu trouver des salles de repli, pour des soirées prévues dans des auditoriums d’écoles de commerce. En effet, les réservations ont été annulées au dernier moment par les directions de ces établissements, sous pressions de groupes divers.</p>
<p class="bodytext">Pour Tugdual Derville, délégué général de l’Alliance pour les Droits de la Vie : « Nous sommes heureux d’avoir pu partager notre constat des enjeux très intimes de la maternité en proposant des solutions constructives qu’une immense majorité de nos concitoyens peuvent soutenir, au nom de la justice et de l’humanité ». </p>
<p class="bodytext">Cette seconde édition de la Tournée bioéthique, à l’initiative de l’Alliance pour les Droits de la Vie, a été réalisée en partenariat avec l’Office chrétien des personnes handicapées, représenté par Marie-Vincente Puiseux, directrice de la revue Ombres et Lumière, et le Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine, représenté par son délégué général le pasteur Daniel Rivaud.</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juin006/select_category/11/" title="Communiqué">Communiqué</a></category>
			
			
			<pubDate>Fri, 04 Jun 2010 15:44:00 +0200</pubDate>
			
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			<title>Peut-on déjouer la prophétie de la procréation à 100% artificielle ?</title>
			<link>http://www.adv.org/dossiers/decodage/archive/2010/mai005/article/peut-on-dejouer-la-prophetie-de-la-procreation-a-100-artificielle/</link>
			<description>Qu’ont donné les grandes pro­­messes de libération des femmes des années 1970&#8201; ? Celles-ci...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="bodytext">Qu’ont donné les grandes pro­­messes de libération des femmes des années 1970&#8201; ? Celles-ci sont-elles débarrassées des tourments associés à la maternité&#8201; ? Pas vraiment estiment les organisateurs de la Tournée bioéthique 2010.</p>
<p class="bodytext">Beaucoup de ceux qui affirment vouloir « &#8239;arracher les femmes à la fatalité&#8239; » pour garantir leur épanouissement ont déchanté. Ils imaginaient briser quelques chaînes qui les entravent depuis la nuit des temps&#8201; : grossesses non désirées ou au contraire épreuve de l’infertilité, sans oublier la menace sur la santé de la jeune accouchée et de son nouveau-né. Qu’en est-il&#8201; ?</p>
<p class="bodytext">Bien sûr, dans les pays développés, on voit de moins en moins de femmes mourir en couche et la mortalité infantile s’est heureusement effondrée. Pourtant, malgré les progrès de la technique médicale, et parfois à cause d’eux, la réalité de la maternité semble s’être assombrie. Avec la multiplication des examens, on parle de « &#8239;grossesse anxiogène&#8239; » pour décrire la traque du handicap qui marque de plus en plus l’attente de l’heureux événement. En France, elle est plus intense que partout ailleurs. Elle a abouti à cet « &#8239;eugénisme démocratique&#8239; » que de plus en plus de voix dénoncent, à l’image des professeurs Didier Sicard et Jean-François Mattei.</p>
<p class="bodytext">Dans le même temps, la stérilité augmente, à cause, pense-t-on, de la pollution et des modes de vie sédentaires, et pas seulement parce que les femmes attendent désormais d’avoir 30 ans (en moyenne) pour donner naissance à leur premier enfant. Un couple sur dix suit un jour un traitement contre l’infertilité. Lorsque le bébé tant attendu paraît enfin, la société applaudit la prouesse des médecins procréateurs. Mais la moitié des couples qui se sont tournés vers les procédés artificiels restent en échec. Et, quel que soit leur résultat, ces techniques d’assistance médicale à la procréation sont une épreuve, à cause de l’intervention d’une tierce personne dans l’intimité conjugale. Les démarches d’adoption s’en trouvent retardées d’autant. Il y a à ce propos un paradoxe hexagonal qu’on commence à pointer comme l’a fait le député Yves Nicolin, initiateur de l’Agence française de l’adoption, dans son livre Adoption une nouvelle naissance (2007)&#8201; : tandis que vingt-cinq mille couples sont en attente d’enfant adoptable (alors que très peu de nouveaux-nés sont confiés à l’adoption en France), 220&#8201;000 femmes subissent chaque année un avortement…</p>
<p class="bodytext">Sur ce sujet de l’avortement, le débat reste fermé, mais on reconnaît de plus en plus qu’il y a trop d’avortements, que le « &#8239;tout contraceptif&#8239; » n’a pas fait baisser leur nombre et que les femmes en souffrent. Car voilà qu’une nouvelle injonction, celle de « &#8239;programmer&#8239; » les naissances semble peser sur elles. Les grossesses rapprochées n’ont pas bonne presse. La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits (Halde) a même dénoncé, au début de l’année, les discriminations professionnelles qui briment les femmes enceintes. Le tout récent rapport de l’Inspection générale des affaires sociales a noté que 72 % des femmes qui subissent une IVG étaient sous contraception lorsqu’elles sont tombées enceintes&#8201; ! C’est le fameux « &#8239;paradoxe contraceptif français&#8239; »&#8201; : il s’explique par la différence entre l’efficacité théorique des méthodes et leur moindre efficacité pratique. En cas de rupture d’un préservatif ou d’un oubli de pilule, les femmes qui se retrouvent enceintes s’orientent désormais bien plus systématiquement vers l’avortement que celles qui essaient de réguler leurs grossesses par les méthodes naturelles. Ces dernières sont par ailleurs de plus en plus fiables, même si elles sont exigeantes pour les couples.</p>
<p class="bodytext">Les pouvoirs publics persistent cependant à augmenter encore l’information contraceptive – qui confine au harcèlement – et à multiplier les lieux de prescription de l’IVG. Jouant au pompier pyromane, Ségolène Royal vient de surenchérir avec son « &#8239;pass contraception&#8239; ». C’est pour réagir à ce contexte que l’Alliance pour les Droits de la Vie a choisi, pour sa tournée bioéthique 2010 d’aborder globalement toutes ces questions, et de proposer de nouvelles perspectives d’action. La question de l’avortement n’est-elle pas bioéthique&#8201; ? Elle mérite alors d’être intégrée sinon au débat législatif, du moins à la réflexion globale sur la maternité.</p>
<p class="bodytext">Du côté de l’Office chrétien des personnes handicapées et du Comité protestant pour la dignité humaine qui participent à cette tournée ainsi qu’à l’association Mère de Miséricorde, se dégage une même sensibilité&#8201; : celle qui incite à partir des souffrances dont témoignent les femmes qui se confient aux diverses associations et d’essayer de « &#8239;comprendre&#8239; » ce qui se passe, avant de rechercher les solutions permettant d’encourager l’accueil de la vie, spécialement des plus vulnérables.</p>
<p class="bodytext">La Tournée permet aussi de mesurer à quel point la procréation contemporaine est marquée par la surproduction des embryons, leur tri et leur destruction. En additionnant aux IVG (220&#8201;000), les quelque 280000 embryons conçus dans le cadre de la fécondation in vitro (pour moins de 14&#8201;500 naissances) et les millions qui sont éliminés par les divers dispositifs contragestifs (stérilet puis seconde génération des pilules du lendemain), on arrive à trois ou quatre fois plus d’embryons conçus puis détruits que les quelque 800&#8201;000 qu’on laissera naître. La tendance est à l’accélération de ce processus industriel, selon le professeur Jacques Testard. Le généticien pronostique une société de la procréation 100% artificielle, où, choisissant parmi d’innombrables embryons, l’expert exercerait un rôle totalitaire.</p>
<p class="bodytext">À quelques semaines du débat au Parlement en vue de la seconde révision de la loi de bioéthique, la Tournée bioéthique propose de déjouer de telles prophéties. Les femmes veulent une maternité plus naturelle et, même si la revendication du bébé sans défaut tend à se généraliser, leur malaise est perceptible. Selon le sondage IFOP commandité par l’Alliance, 83% des Françaises veulent qu’on indique aux femmes enceintes consultant en vue d’une IVG la liste des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères. Ces aides ont été brutalement effacées des guides officiels, en 2001. Et 67% des Françaises considèrent même qu’il faudrait davantage indiquer aux femmes enceintes qui éprouveront de lourdes diffi­cultés pour élever leur enfant la possibilité de le confier à l’adoption. Une opinion en pleine mutation car elle monte à 75% pour les moins de 35 ans.</p>
<p class="bodytext">Sans attendre l’engagement des pouvoirs publics auxquels elle vient présenter ces revendications, l’Alliance pour les Droits de la Vie vient d’éditer son propre guide intitulé Je suis enceinte&#8201; ! Il récapitule les aides publiques auxquelles elles ont droit. À l’occasion de la Tournée, est lancé un appel aux élus pour qu’on n’oriente plus systématiquement les femmes en difficulté vers l’avortement comme issue obligée d’une grossesse imprévue ou difficile. Pour donner sa chance à la vie.</p>]]></content:encoded>
			<category><a href="dossiers/rss-decodage/archive/2010/juin006/select_category/12/" title="Revue de presse">Revue de presse</a></category>
			
			
			<pubDate>Fri, 28 May 2010 15:37:00 +0200</pubDate>
			
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