Relativement démunis face au drame personnel qui se joue dans chaque IVG, les Conseillers généraux sont quasi unanimes (84%) à estimer que la prévention et l’accueil de la vie sont un enjeu social majeur. C’est le premier constat de l’enquête. Tout en considérant que le sujet est d’abord personnel, les Conseillers généraux affirment à 88% que les pouvoirs publics ont un rôle à jouer pour assurer aux femmes un environnement économique qui ne fasse pas obstacle à l’accueil de la vie.
Second constat, plus de 80% des Conseillers généraux considèrent que l’IVG provoque un traumatisme psychologique trop souvent méconnu, qu’il faut reconnaître la souffrance de celles qui l’ont subi et les aider à la surmonter, et que cette réalité importante nécessite d’y sensibiliser les femmes enceintes.
Enfin, l’analyse qualitative et quantitative des 320 questionnaires révèle que les Conseillers généraux considèrent que l’IVG ne doit pas rester un sujet tabou : l’écoute, la formation et l’information sont plébiscitées.
Quant à l’aide concrète à apporter, on perçoit la diversité des pistes préconisées par les Conseillers généraux. Aux acteurs du domaine social d’explorer et de concrétiser ces pistes.

Commentaire : il est essentiel de voir que la première cause de recours à l’IVG est la difficulté matérielle dans laquelle se trouvent les femmes enceintes. Comment admettre, dans un pays développé, que les contraintes économiques (faibles revenus, logement exigu, coût élevé des gardes d’enfant…) pèsent si lourd dans la décision des femmes ?

Commentaire : une large majorité des femmes interrogées appellent de leur souhait une véritable politique de solidarité à l’égard des femmes enceintes. Les moyens matériels et financiers qui leur sont accordés pour leur venir en aide sont insuffisants. Il est urgent de mener une politique de solidarité efficace au lieu de n’avoir pour seule réponse que l’IVG.

Commentaire : alors que le gouvernement étend l’accès à l’IVG sans tenir compte des souffrances qu’elle entraîne, les femmes estiment que l’avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour elles. Il est aujourd’hui temps de lever le tabou sur la souffrance liée à l’IVG et d’aider les femmes à la surmonter.
La réalité statistique de l’avortement appelle à la mise en place d’une véritable politique d’aide aux femmes enceintes. Or, le gouvernement a décidé de faire voter un texte de loi en urgence, sans prendre en compte ni les causes, ni les conséquences de l’avortement. Pour répondre aux attentes profondes des femmes, il est urgent de promouvoir une alternative à l’IVG.