Principaux chiffres

En 2006, 20 042 enfants sont nés en France par Assistance Médicale à la Procréation
(AMP) : 14 055 enfants issus de la fécondation in vitro (FIV) et 5 987 enfants conçus à la suite d'une insémination artificielle. 1 298 enfants ont été conçus avec donneur de
gamète (dont 91% par don de sperme). 10 enfants sont nés de dons d’embryons à d’autres couples.

238 698 embryons ont été conçus pour donner naissance aux 14 055 enfants nés par FIV, soit 17 embryons pour une naissance.

Taux de succès de grossesse : FIV 23% et insémination 11% en 2006.

50 % des couples qui ont recours à la FIV finissent par avoir un enfant. 50% sont donc en échec au bout des 4 tentatives remboursées.

Sur le “parcours du combattant” des candidats à la FIV, voir le livre de Brigitte Fanny-Cohen, “Un bébé, mais pas à tout prix” (J-C Lattès – 2001)

Le développement de l’AMP (Assistance Médicale à la Procréation) a provoqué :

  • de forts taux de grossesses multiples se traduisant par de grands risques de prématurité et de handicap (séquelles) ; la plupart des triplés sont issus de FIV ;
  • le recours à l’avortement par “réduction embryonnaire” en cas de grossesses multiples (environ 300 réductions embryonnaires par an conduisant à 10 % de fausses couches involontaires des autres foetus).

L’ICSI représente en 2006 52% des FIV en France.

DPI : 288 demandes de diagnostics préimplantatoires (DPI) ont été acceptées en 2006
avant l'implantation dans l'utérus d'embryons issus d'une FIV, afin de vérifier si ces
embryons sont indemnes d'une maladie génétique.

1 321 embryons ont été conçus ; la moitié ont subi un diagnostic, 221 indemnes de la
maladie ont été transférés pour donner naissance à 46 enfants, soit 29 embryons conçus pour une naissance.

La pratique de l’insémination pour les personnes homosexuelles est interdite. Certains les “bricolent” ou les obtiennent à l’étranger (Belgique). La pratique des mères porteuses est interdite, mais des couples vont aux USA et en reviennent avec des enfants dont ils demandent la reconnaîssance par l’Etat.

176 523 embryons congelés “surnuméraires” sont stockés en 2006 dont 47% ne feraient plus l’objet d’un projet parental.

Source : Agence de biomédecine - bilan 2006